samedi, décembre 27

mon post de décembre


Mes mots se font plus rares, et pas pour autant plus précieux...J'ai bien peur que la réalité rattrappe la fiction ou disons rattrappe la crativité, à supposer que j'en ai une qui marche vraiment...Mon post de Décembre a les couleurs de Décembre, gris aux bords dorés...les allures d'un post d'attente un peu comme les chansons qu'on met sur répondeur...Janvier est un mois saint, je veux dire sain...C'est le mois où tout commence, celui des grandes résolutions, celui des régimes, des réveils matinaux, des bouteilles vidées dans l'évier, des cheveux fraîchement coupés, des mentons finement rasés...Mais Décembre, Décembre, c'est le calme avant la tempête, avant les feux d'artifices, les baisers, la joie, les nouvelles robes strassées, avant le beau gâteau aux macarons, et le caviar et le saumon...
Mon post de Décembre, comble un vide, et tout comme Décembre, n'est là que prélude à...
c'est bien triste Décembre et pourtant, nous voila en plein soleil, dehors l'hiver attend, n'est plus là...J'ai oublié mes pulls des zeros degrés, dehors il fait beau, c'est un printemps qui s'oublie, le destin qui grâcie et pourtant...Qui aime Décembre ? c'est la mois des bilans, des budgets dépassés, des amours brisées, des révisions manquées, c'est le mois où tu te dis, je ferais mieux, certainement mieux...en Janvier.
Je n'ai pas de dates clés en ce mois, ou peut-être bien que si, un triste anniversaire que je traîne et les minutes s'egrènent, l'oubli ne vient pas. Oubliez ma nostalgie, elle n'a pas de sens, c'est pour vous que j'écris pas pour mon coeur, et pas ma vie.
Dites-moi vous ! Votre Décembre est-il gai ? est-il joyeux, êtes-vous joyeux ? et cette année qui pointe son nez ? D'elle, que feriez-vous ?

lundi, novembre 3

les fables contemporaines


Certains me diront que c’est bien fini le temps des contes, qu’on ne pourra plus berner l’homme moderne ! Oui, cet homme qui ne croit plus au père Noël et aux mille et une nuits… Et bien, figurez-vous que j’en ai fait une liste moi de ces fables millénaires à laquelle on continue de croire, par naïveté, par bonté, par habitude ou par ignorance…
1- Que la tomate est un légume !
2- Que l’Amour dure plus de 3 ans (je ne parle pas de l’amour mais de l’Amour)…
3- Qu’un chat noir porte malheur.
4- Que ça porte bonheur de verser par terre sa tasse de café !
5- Qu’en septembre c’est l’automne… (tout le monde sait maintenant que Septembre c’est encore l’été)
6- Que le noir rend plus mince.
7- Que la bêtise est humaine…
8- Qu’il y a des pingouins au pôle nord.
9- Qu’il y a des ours polaires au pôle Sud…
10- Qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak (fable exclusivement américaine)
La tomate est un fruit ! Eh oui, et la banane est parfois un légume. L’Amour dure chimiquement 3 ans, ce n’est pas ma faute, que les amoureux ne m’en veuillent pas, ce qu’il y a après les « trois » c’est l’entente, l’harmonie et tout le reste…
Le chat noir le pauvre a juste hérité d’une couleur par les simples lois de Mandel …et la tasse de café qui déborde c’est juste une vieille légende (juive de surcroît)…
Avec le réchauffement planétaire, Septembre c’est tout bonnement l’été, les hôtels ne se sont pas rendus compte, réservez dès maintenant…
Et le noir sur fond blanc ça n’a aucun effet !
La bêtise n’est pas seulement humaine, l’oie est un animal bête, syllogisme : l’oie est humaine ?? Absurde. La bêtise existe, oui on est d’accord.
Les pingouins, il y’en a seulement au pôle Sud et les ours seulement au pôle Nord, maintenant tout le monde est prévenu, seulement les banquises ont fondu au pôle Nord et donc, les ours vont-je crois- subir une sélection naturelle pour donner des baleines blanches (enregistrez ce témoignage pour les générations futures s’il vous plaît)…
Et pour les Américains et ceux qui sont aussi bêtes qu’eux (je ne parle pas à leurs prix Nobel, je parle aux idiots qui ont voté Bush) eh non, il n’y avait pas d’arme de destruction massive en Irak, désolée…
On laissera le reste pour le prochain épisode…

jeudi, octobre 16

communauté blog !


7 choses sur Mima au hasard : elle est maniaque, aime se lever a 10h pile, adore le jaune, n’aime pas les chats, trouve que Ratatouille est un beau film, pleure dès qu’il y a quelqu’un qui pleure (à la télé ou ailleurs), range ses vêtements par couleur…

7 choses à faire avant de mourir : rendre sa famille et ses amis fiers d’elle, terminer un vieux bouquin, réinventer l’architecture, réussir le meilleur projet de fin d’études de l’année 2009, faire le tour du monde, se marier, avoir 5 enfants…

7 choses que Mima aime trop faire : la cuisine, bouquiner, organiser des fêtes originales pour sa famille et ses amis, faire plaisir à ses neveux, broder en point de croix, dormir quand le réveil sonne à 8h, shopper quand elle sait qu’elle peut acheter.

7 choses que Mima déteste faire : bosser quand elle n’en a pas envie, shopper quand elle sait qu’elle ne pourra rien acheter, conduire dans les embouteillages, mentir, jeter ses vieux trucs (tickets de caisse d’il y a 5 ans de son premier « oh » (jus) acheté ), sortir les poubelles, choisir quoi mettre chaque matin…

7 choses que Mima ne peut pas ou ne sait pas faire : faire du sport, repasser, manger sans tâcher ses vêtements, faire un brushing, s’orienter dans un plan, aller jusqu’au bout dans un projet, rester silencieuse pendant plus de 3 minutes…

7 choses que Mima dit souvent : Ouh !, merde, yaltif !, jaw !, ommek, amaan, d’accuerdo…

7 célébrités que Mima aime : Umberto Eco, Amélie Nothomb, Fadhel Jaïdi, Mika, Micheal Moore, Lauren Weisberger, mon père…

alors je taggue :

le blog de pappati : parce que c'est mon frangin.

TM : parce qu'elle a eu la gentillesse de me tagguer, pour son blog rigolo, pour ses commentaires...

samiii : pour ces commentaires et pour son blog génial.

ali : parce que lui aussi est mon frangin (eh oui, j'en ai deux).

christophe : pour ses belles photos.

openmind : pour son commentaire.

mercredi, août 20

En Franisien...


_Tu n'as pas mis tes zentilles ?
_euh...quoi ??
_tes zentilllles je te dis !
_Ah ! mes lentilles...non.
fadurait bien que je m'y fasse un jour, je ne peux pas, maintenant on me surnomme la prof parce que je ne peux pas m'empêcher de corriger les féminins suspects, les "e" qui manquent, les lettres qu'on bouffe ou ceux qu'on injecte...bref ce qui semble être du français...
mais ce n'est pas que je voudrais que tout le monde parle un français correct, non, c'est pas ça mais je me dis que 20 ans derrière, et avec seulement 6 années d'études primaires, mon oncle parlait français couramment, maintenant, je suis étudiante et avec 17 années passées entre école lycée et fac, beaucoup (et je n'exagère pas) de mes "collègues" ne savent pas dire "je vais à l'école".
bon, on va dire que c'est l'arabisation de l'administration qui est derrière, j'essaie de trouver des excuses, pourquoi pas ? Ils aiment l'arabe, les poèmes de Nizar Kabani, les livres de Manfalouti...bah seulement non...

Je demande à Ines, une amie polytechnicienne s'il vous plaît, juste pour tester, devant un café et des muffins :
_ En quelle année Carthage a été détruite?
_Euh...je ne sais pas.
C'est pas grave, l'histoire et les dates, c'est pas ça la culture arabe, y'en a qui ne retiennnent même pas leurs numéros de téléphone.
_C'est qui Badr Cheker eEssayab?
_Euh...connais pas.
Bon, la poésie moderne arabe, c'est pas la tasse de thé de tout le monde..
_Donne moi un exemple d'un "morakab isnedi" ?
_C'est une danse ça ??
Je laisse tomber, faut dire que Ines parle bien français, mais quant à savoir le nom de la reine qu'on a guillotiné, elle sèche aussi.

_Dis, tu as fait quoi hier après-midi ?
Omar me répond tout fier
_J'ai joué au foot et c'était moi le capitain.
Toujours cette manie de corriger:
_Tu veux dire capitaine ...
_ Qu'est-ce que tu racontes, je suis pas une meuf moi !!
_Ouiiii, bien sur, que je suis bête; excuse-moi...
Examen des symptômes, diagnostic : Je pourrais dire oh, nous avons été déchirés entre cette vieille guerre occident orient, d'un coté, nous voulons renouer avec nos origines, d'un autre c'est la fascination qu'exerce l'occident, on sait plus quoi faire, quoi parler, quoi mettre, qu' apprendre, que laisser...Ce serait trop psychanalyser...
En bonne Tunisienne, il aurait fallu que je m'en prenne aux autres...autres : c'est le système éducatif, l'administration, le ministère, le système pourri, inclure le transport, la chaleur, le prix de l'essence et du lait et pour finir "lebled elkalba"...
Non mais franchement, qu'est-ce qui cloche ? ma tante est prof de français au lycée, ses élèves écrivent leurs devoirs en argot carrèment ! Et les profs d'arabe ou de philo, pareille, ils se plaignent du niveau médiocre, de la pauvreté du "bagage", des bases et du vocabulaire, eux, en bons Tunisiens, accusent les instituteurs du primaire forcèment...
Ma prof d'anglais en fac fait trois erreurs par minutes, une bonne moyenne comparée à celle du dentaire selon des amis à moi...Tout commence par là, si l'enseignante d'informatique de la primaire dit "donne-moi une CD Saleh" à des élèves qui apprennent à peine cette langue, c'est qu'il y a problème.
personne de mon entourage ne lit de recueils de poèmes arabes, Mahfoudh ou Jabrane...pire, presque personne ne LIT tout court. Dans le monde professionnel, ces étudiants d'aujourd'hui enverront des mails d'écoliers à des correspondants étrangers du genre "nous voulons vous félicitationner"...
Pour une maniaque du mot, de l'oral, je pense que la langue est un vecteur important, parler correctement, avoir en soi toute la panoplie et les nuances des mots et des sens pour pouvoir s'exprimer et dire, surtout dire parce que le language est le bien suprême de l'humanité...Maîtriser cet instrument qui fait que nous sommes humains, maîtriser ces sons et injecter une mémoire, plus qu'une photo...Une mémoire...Parce qu'en regardant l'histoire (de laquelle, on devrait tout apprendre) me fait dire que de la préhistoire, il ne reste que des os et de belles peintures, de Hugo, ses vers touchants et de Manfalouti, la sensibilité de sa plume.

_Je me suis fait chier au socio, je vais à la bivette.

_Pourquoi faire la Buuuvette ?

_Bah, pour prendre un capoussin, j'ai trop froid ! Regarde, j'ai la chaire d'ampoule.

_Mmm...Je vois ça...

samedi, mai 24

Le Fil...


l'évidence de la mort s'impose des fois devant tes yeux, tel un destin inéluctable qu'on oublie souvent, vivre est une drogue, dopante, enivrante, elle nous fait parfois oublier de quoi nous sommes faits, à quoi nous sommes destinés...
Je n'aime pas écrire triste, ni jouer les mélancoliques, j'ai une rage énorme de vivre, de marquer, mes pas hors des vagues qui meurent et effacent leurs traces...J'ai une faim de chaque jour de découvrir ce que me réserve dieu, les cartes à abattre, les joies à passer, les larmes à couler...
et pourtant...
Face à face à la mort, tout autour s'ébranle, contempler la mort de loin touche, effleure, voir la mort en face terrifie, et fait qu'on s'accroche plus encore à la vie et l'on se demande...
l'on se demande alors pourquoi dieu m'a épargné ? J'ai encore des choses à accomplir, une rédemption à faire, un bien à répandre, une mission pour laquelle j'existe et pour laquelle je vis...
Un accident rend triste, forcément, il rend philosophe et méditant, il incite en toi l'absolu, te renvoie aux doutes, aux questions essentielles, existentielles...
je comprends trop tard, ou l'ai-je ignoré souvent que vivre n'est pas une évidence, et n'est en somme pas un droit, au détour d'un virage, à la sortie d'un bain, en chantonnant devant le four, même étendu dans son sommeil, on peut juste trépasser, dans un cri, un sanglot, ou juste dans le silence absolu...
Parce que je ne sais que trop bien que vivre est un combat de tous les jours, toutes les secondes, un mouvement contre la gravité, un pouls contre l'inertie, une implosion, un acharnement, et qu'il est toujours plus aisé de baisser les armes, et pourtant et pourtant...
L'évidence est tout simplement la mort, quand un embryon se forme, on n'est pas sûr qu'il survive, on est par contre certains qu'il finira un jour par mourir...Et on oublie qu'un souffle est un miracle en soi.
Je n'aime pas le drame surfait ou kitsch, mais il fallait écrire en moi la terreur et exulter la peine et exulter la peur...Et puis surtout répandre en moi l'idée, du parcours inachevé.
de ces étincelles noires, je reste pourtant optimiste, je suis là encore, égoïstement heureuse de vivre, d'écrire, de sentir battre mes cils sous la lumière matinale, de pouvoir encore m'émerveiller, de penser malgré tout que la beauté est une promesse de bonheur, et que même si la vie est une promesse à la mort...rien au fond ne peut déraciner en moi la foi, la joie et cette "loi morale" en moi...

samedi, mai 17

En pan-NE


En panne d'inspiration en ce moment, je ne trouve rien à écrire, beaucoup à faire mais rien à formuler...telle que je me connais, l'absence des mots est un prélude aux coups de blues, je me trouve des excuses, la période des examens est fini, le stress est passé, les rendus, rendus
les mots devraient sortir, l'actualité s'y prête, les catastrophes ne manquent pas, les alertes, les messages qui bombardent, le monde est toujours aussi fou, les gens s'entretuent pour le sou, des bébés meurent pour rien, et des hommes vivent comme des chiens... des chiens, comme des hommes...Toutes les 20 secondes, une femme est violée en Afrique du Sud, toutes les 10 secondes, une personne meurt du sida, j'ai toute la matière à un article et les mots ne viennent pas.
En vrac, tout est en vrac, je suis bombardée d'images sur les routes, devant la télé, quand je consomme ou j'achète, entre les scènes de meurtre, les larmes d'une actrice, la pub d'un yaourt, je deviens un bouillie d'images et les mots ne viennent pas...
des flashs de mémoire et la visualisation de la liste de course, le sourire figé de quelqu'un puis ces zéros qu'on voit sur les bas cotés de toute part...mais ou est le mot le vrai ?? celui qui efface de toi le superflu qui te gifle comme s'il était vrai, comme s'il vivait, les pellicules brûlées et figées ne vivent pas tant que le relent de l'odeur iodée de la mer, ou l'écho d'un cri joyeux d'enfant...
autour de moi, le monde s'agite, le monde vit, le gens se bousculent comme toujours sur les trottoirs, le ciel vire du bleu au gris, du gris au bleu...des litres de soda, d'adrénaline, des litres d'eau, de carburant, des litres de sang... mais seulement, quelques gouttes d'encre...
devant mes yeux, les scènes de vie se jouent encore et les questions ne manquent pas, le son de ma voix résonne dans les couloirs et les chansons mais l'oral bouffe en moi l'envie d'écrire, je suis en panne d'inspiration parce que parfois quand rien n'est dit, tu es suffoqué par les lettres et tu t'enfonces dans le mutisme...regarde nous ! même la feuille d'un arbre meure, des bébés tissent des tapis dans l'ombre, et une mouette meure lentement dans les filets du fioul...tous ces hommes qui meurent sans nom dans des guerres sans raison, combien n'ont pas de voix qui attendent qu'on parle d'eux ?? combien ne subsistent que par un mot qu'on garde d'eux ?? et pourtant, de tradition orale, notre société passe à l'image et oublie...Chéhérazade et ses contes de mille et une nuits, et les poèmes qu'on épinglait sur la Mecque...les mots ne viennent plus.
les images nous assaillent, dilatent en nous le rêve et l'envie. "Que de choses dont je n'ai pas besoin" et que j'achète malgré tout pour que subsiste dans mon armoire la mémoire d'une pub en couleurs...ce n'est pas l'inspiration, non ! c'est l'overdose de tabous, de non dits de révolte, l'over dose du combat, de l'indignation...et j'attends...qu'en moi se calme l'agitation et que je puisse trier les cris, des sanglots, les rires, des larmes...
il est un jour où tout s'arrête et il ne reste d'une personne que des images que le vents sème et des mots...
Qui ne viennent pas.

dimanche, avril 27

made in China


Cette folie des JO commence à m'atteindre... ces centaines de milliers de visages jaunes aux yeux bridés représentent à eux seuls le sixième de la population mondiale...je n'ai jamais pu aimer ce pays, au delà du Tibet et des génocydes, la méthode Chinoise me semble archaïque. mais quand la Chine se met à organiser les jeux olympiques, l'opinion publique dérape...
oui la Chine fait des dépassements, les droits de l'homme sont une utopie là-bas, mais est-ce une raison de politiser les jeux olympiques et d'en faire un débat sur les agissements chinois au Tibet...Possible...
Revenir au message primaire des jeux olympiques c'est remonter dans le cœur de l'histoire antique quand cette période signifiait un trêve des hostilités entre les différents états participants, cela pourrait signifier chine Tibet, aussi bien que chine monde.
boycotter les jeux olympiques pour une question des droits de l'homme est un fait historique :

Le tout premier boycott des jeux eut lieu lors de la rénovation en 1896. La Turquie refusa d'y participer compte tenu des nombreux antagonismes existant entre elle et la Grèce.

En 1956, les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent ainsi leur désaccord avec la répression Soviétique de l'époque en Hongrie . Lors de ces mêmes Jeux, le Cambodge, l'Égypte, l'Irak et le Liban furent absents en raison de la Crise de Suez.

En 1968 , 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régimes d'apartheid sud africain. L'exclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'était rendue en Afrique du Sud pour y jouer des matches. À Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent à l'appel.

En 1980, les États Unis et 64 autres délégations boycottent les jeux de Moscou en raison de l'intervention soviétique en Afghanistan. La France et encore le Royaume-Uni ne sont pas solidarisés à ce mouvement et se rendent à Moscou avec quatorze autres nations occidentales. En réplique au boycott, en 1984, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les jeux de Los Angeles sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie et à cause de l'installation de fusées Pershing américaines en Europe de l'ouest. La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles.

En 1988, Cuba, l'Éthiopie le Nicaragua boycottent les Jeux de Séoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.

Les enjeux sont de Taille, la Chine est écrasante et son spectre hante aussi bien l'Europe que les Etats Unis, sa montée en puissance dérange...son nationalisme est inquiétant et l'épineuse question Tibétaine reste en suspens.

Mais la Chine voit grand quand même, comme avec Hitler, Hu Jintao exploite l'argument qui pourrait cependant se retourner contre lui.


mercredi, mars 26

Ode à Syphax


j'y pensais depuis le début, une pensée pour Sfax, juste un peu différente et un peu décalée, du stéréotype de la ville haïe mais aussi de m'enliser dans le sentimentalisme de la ville chérie.
parce que Sfax a acquis a mes yeux cette distance critique qui me permettrait de l'écrire, et je sais que je ne pourrais verser avec les mots un peu d'amour pour cette ville qu'on fuit comme la peste mais qu'on m'a arraché un jour...
"la merde" des Français, cette citadelle qui la nuit, dans le silence, réparaient ses remparts bombardés, ou de cette autre Sfax, barricadée derrière ces murs qui à l'heure du déjeuner sentait le poisson et la marka, je parlerais peut-être de cette Sfax d'aujourd'hui, aux cubes en béton dans la chaleur écrasante des embouteillages, entre les vents du sable et l'odeur iodée de la mer.. Sfax d'hier.
comment décrire et résumer une ville, un parcours, un chemin, l'émotion est là, à chaque détour.
Sfax est polluée, Sfax et sectaire..Sfax est repliée comme une vieille dame qui ne veut plus quitter son lit, ni changer de vie... Sfax est hypocrite oui, derrière son visage de conservatisme dur, se cachent les méandres de la vie underground, de la jeunesse qui fuit, des parents qui se muent a 100 kilomètres plus loin...
Oui, Sfax meurt, se vide de ses gens qui ont fait d'elle une citadelle haïe, ses cinémas ferment, et ses fellas ont le goût du désespoir. La ville arabe est maintenant un souk géant, et les portes d'autrefois ouvrent sur le néant... de l'humble Sfaxien, il ne reste plus rien, on les disait avares, ils sont maintenant voyants, on les disait discrets, ils sont maintenant criards...de la douce monotonie des journées d'hiver, il ne reste que le terrible couvre feu implicite et sans nom...et dans les rues désertes du minuit qui sonne, une voiture fuyante, des phares qui s'allument, une radio qui résonne et puis plus rien...quelques pas fuyants, qui ont peur de la nuit parce que le noir sfaxien est intimidant.
mais Sfax est une famille nombreuse, où tout le monde se connaît, tout le monde se surveille, mais dieu que j'aimais ça ! ces visages familiers à chaque tournant de rue, ces sourires gratuits, ce sang partagé, et cette ville grouillante de cousins éloignés, reconnaître, jusqu'aux portes, les voitures, les passants, reconnaître un parfum, un arbre, les chansons.
j'essaie de fuir l'émotion mais elle me rattrape toujours, souvenirs d'amour, des rues et des gens...je n'y peux rien si on juge, si on condamne le communautaire, oui Sfax est orgueilleuse, mais je l'aimerais autant !
alors que d'autres ont fui la fumée des usines, le calme plat des rues et le Regard Inquisiteur, c'est par une pleine lune que j'ai quitté cette ville, je ne garde qu'un rectangle blanc sous le soleil d'avril. et retrouver sfax ne sera plus jamais un retour, mais juste une arrivée...sur cette longue route bordée de saules, et d'oliviers, le coeur s'emballe déjà ! et j'attends la première rafale de vent chargée de sable, j'attends le soleil brûlant dont seule Sfax a le secret.
je n'ai pas réussi a garder la distance, je n'ai pas réussi a décortiquer comme un scalpel la ville de mon enfance, quelque part encore, le sang reste là, le nom...la terre millénaire.

vendredi, mars 7

la "machine" que je suis


comment marchent nos 100 milliards de neurones, cette électricité survoltée qui se transmet de synapses en synapses ? des machines perfectionnées que l'homme n'a pas crée, 100 watts d'énergie émise, qu'on devrait exploiter alors que la baril dépasse les 100 dollars, de l'électricité génératrice de vie, d'idées ...alors que 5 litres de sang sont pompés par minute, soit la totalité du sang dans le corps, des milliers de cellules, se créent, des litres d'air pénètrent dans les poumons, des milliers de liaisons nerveuses s'établissent, des dizaines de muscles sont en contraction.
alors que nos cordes vocales vibrent que nos lèvres articulent les sons, nos papilles goûtent les mets, nos oreilles captent les bruits, nos mains agitent l'air que nous respirons...
des milliards de cellules qui grouillent de vie...qui se nourrissent, respirent, se divisent et périssent alors que nous courons derrière le bus, que nous somnolons devant la télé ou que nous grattons nos yeux fatigués...des milliers de bactéries, de virus nous attaquent chaque jour, dans un combat sans merci que le corps mène généralement dans le silence, nos lymphocytes se meurent en martyr, le corps entier en état d'alerte se prépare et s'arme, et juste devant la peau, à peine nous éternuons...il est un pouls en nous qui tient ce monde sous son règne, il est un souffle en nous qui orchestre par son chant, il est en nous un mot par quoi tout est dit : vie !
dans cette cohue du corps, cette minutie, ces engrenages qui s'emboîtent, tout est si fragile, tout est suspendu à un muscle, à un fil...à une inspiration de plus ou de moins...alors que le silence de la nuit m'envahit, c'est ce miracle du corps que j'entends à peine, mes battements sous ma peau, mes cils qui se ferment, mon souffle régulier...le son de mes mouvements. j'arrive imaginer dans ces moments entre la nuit et le rêve, les éclairs dans ma tête, mes veines remplies de sang, j'arrive à entrevoir mon coeur palpitant, mes poumons qui se gonflent et se vident en un temps...le fibres de mes muscles qui se raccourcissent ou s'allongent...ce n'est pas dans les moments d'immenses bonheur, ni dans la foule des gens, ni à la vue d'un être qui nous est cher, qu'on ressent en nous la vie, c'est dans la solitude de l'être, le calme froid de la nuit quand les pensées gravitent juste en dessus, quand le sommeil force les parages de la conscience, un immense sentiment de plénitude, de gratitude m'innonde, c'était un autre jour, encore un autre jour, mon miracle continue, le temps est encore passé sans m'abandonner.
100 milliards de neurones qui insufflent le sommeil, qui s'agitent dans mes rêves, qui se parlent et qui créent mes idées...100 milliards de neurones qui se meurent sans héritier, précieux dons divins au deuil de leur infertilité.

jeudi, février 28

footez-moi la paix !


quelqu'un m'a dit un jour que les tunisiens survivent par le foot ! c'est pas faux, c'est même honteusement vrai...décortiquons la journée type d'un tunisien moyen ou pas moyen, entre les articles de foot dans les journaux (d'ailleurs il ne lira que ça) et les deux chaînes de télé qui se battent en duel, et qui transmettent leurs émissions en jours alternés, comptons en plus les heures passés au café à regarder les matchs du championnat, des champion's league, européens, américains, africains, du championnat du monde et les matchs amicaux, des championnats espagnols, italiens, français, je n'oublierais certainement pas le temps passé sur les consoles de jeu, les ordinateurs, les portables, tout ce qui a un écran peut forcément abriter un ballon. Combien reste-t-il de temps pour faire autre chose ? pour les courses du dimanche, pour les sorties en famille, pour les visites à mamie? encore plus grave pour le boulot?
Marx s'étant trompé de drogue, je dirais que le foot est par excellence l'opium du peuple, que demander plus qu'une transmission en direct des meilleurs matchs de la saison, que demander de plus que des cafés avec écran géant ? noyé entre les jambes des joueurs mondiaux et médiocres, suivant d'un œil enfiévré la course folle d'un ballon, le tunisien n'aura pas le temps de se révolter contre le prix du lait, ni la flambée de l'essence.
cette MST (maladie socialement transmissible) résiste à tous les antidotes, le plus court chemin vers le cœur d'un homme, passe forcément par un stade.

mercredi, février 27

je suis écolo, je roule au café !


Bon, je sais pas si c'est une énergie renouvelable ou pas, mais je roule au café...Alors ça commence a huit heures, réveil pénible, nuit courte, longue soirée scotchée à l'ordinateur, les yeux qui piquent, je ne guéris de ma myopie qu'avec ma première tasse de café...ouf, je souris, je m'habille, enfin commence la journée, et puis y'a la récré de 10 heures, on voudrait pas rester seule quand tout le monde est à la buvette, et "un direct" pour la demoiselle, déjà je me sens encore mieux, puis vient midi, quand le déjeuner est fini, faudrait bien combattre les relents des siestes estivales, je bosse moi ! un café pour digérer et puis six heures passées, la fin des cours, et on se retrouve entre copains pour disctuter...dans un café. déjà je rentre fatiguée, y'a maman qui cuisine, j'ai encore ce test demain faudrait que je veille et que je révise, je tiendrais comment toute la soirée ?? bien sûr avec un café...ma caféine contient un peu de mon sang...je sais c'est grave, et ça m'arrive de suivre des cures de désintoxication, mais je retombe toujours en dépendance, je me dis c'est pas bien grave, c'est pas le nicotine tout de même ! mais ça m'alarme de dépendre d'un liquide chaud et noir...il faut dire que ça rappelle un autre carburant, l'or noir, d'ailleurs pour l'anecdote, le café est la seconde marchandise échangée dans le monde derrière le pétrole, donc ce serait plutot un combustible et non une drogue, et puis même si on lui attribue plusieurs méfaits, il apporte quand même des minéraux (potassium), de la vitamine PP et bien sûr de la caféine qui stimule le système nerveux. Bon, je sais il diminue aussi l'absorption de certaines vitamines B et du fer peut également "perturber" le sommeil. Ce qui est encore plus drôle, c'est que la consommation du café (tradition arabe au départ) fut interdite deux fois dans l'histoire, la première au Caire par le gouverneur, qui la rétablit sous menace de rébellion et une autre par le pape en personne qui la déclara par la suite boisson officielle pour lui voler la gloire des "infidèles" (les musulmans). donc c'est un acte culturel de la boire, c'est pas italien, non non non ! d'ailleurs la variété la plus appréciée (et la plus chère) et l'Arabica !
je me sens mieux tout d'un coup, on se retrouvé au café ??

je jeune, tu jeunes, ils sont jeunes....


on va me taxer de paradoxale, mais je suis une personne qui aime les justes milieux, et je condamne encore, je condamne tout ce qui, à mes yeux est faux, ou faussé, imposé ou importé...je suis une jeune de 22 ans, je vis ma vie, j'ai des buts, je crie, je ris, et je m'insurge...
je suis une jeune tunisienne, n'ayant jamais aspiré à abandonner sa peau ou son nom, n'ayant jamais cessé un jour de croire dans ce pays ensorcelant...j'avais écrit et j'avais dit que j'ai peur pour ce pays, aujourd'hui encore, cette peur est là et change de nom et change de sens.
je vais tous les matins à cette école que j'ai rêvée toute ma vie d'enfant, j'y vais, je vois, j'ausculte ces gens qui suivent ce même chemin, je sors parfois dans nos avenues, dans nos cafés et du balcon, je contemple dès l'aube les voitures zigzaguantes et j'essaie de donner un nom à ce mal qui ronge ces jeunes...en quel nom, en quel non ??
je ne veux pas juger ces autres ni faire endosser le crime à ces parents qui dorment quand leurs enfants saouls tuent des gens innocents sur les routes de retour...
je me pose des questions...et mes points d'interrogation ne se dissipent pas à l'aube, dans l'insomnie des nuits d'été quand la route de la Marsa ne désemplit pas...
où allons-nous, qui sont les coupables, tant de pourquoi et de comment, dans tous les sens, et je n'ai pas de réponse...
nos parents à mon âge peuplaient leurs nuits de rêves fous, de construire ce pays, de le conduire, de le mener, de le nourrir et de l'alphabétiser, nous sommes une génération qui n'a jamais combattu pour apprendre, qui n'a pas connu la faim, ou alors rarement, une génération à qui tout est arrivé facilement. génération parabole qui a appris l'italien bien avant l'arabe, qui a toujours porté le jean mais jamais une djellaba...tout ceci n'a pas de sens, ce qui importe au fond, c'est l'absence même de sens à une vie, l'absence de but, d'ambition, l'absence de ce feu brûlant qui voudrait tout changer, tout faire avancer...nos jeunes et je les côtoie, ne pensent qu'à leurs prochaines soirées, aux filles qui danseront sur le comptoir, aux bouteilles débouchées, nos jeunes ont depuis longtemps perdu l'espoir, ils croient qu'on ne peut plus changer les choses, que tout est dit, que tout est fait...
il m'arrive de penser pendant ces nuits d'insomnie au futur de nos enfants, où les élever ? comment les protéger de l'agression du net, comment les protéger de la débauche, comment faire d'eux, des tunisiens, lorsqu'ils vivent en terre étrangère, comment leur interdire ces coutumes qui s'instaurent et qu'on ignore?
tous ces opiums de silence, ces pertes aux milieux des foules, ces stroboscopes qui aveuglent, ces mensonges, les gueules de bois, la voiture éraflée, l'odeur âcre des alcools et des fumées, n'auront servi à rien le jour où on demandera à ces jeunes insouciants de dessiner leur horizon, le jour où ils auront à élever leurs enfants, quand il leur sera dit, qu'ils vont construire ce pays.

mardi, février 26

j'ai peur pour ce pays...


J'ai peur pour ce pays pour ces regards qui transpercent, pour la peur, pour la Perse qui vient en Tunisie... j'ai peur pour ce voile que nos aïeules n'ont jamais porté qui défile dans les rues, et dans nos supermarchés, peur pour ces barbes qui cachent dans chaque poil de l'intolérance et pis, de la haine, de la peine, les déceptions d'autrui.
je m'insurge et j'accuse ces cheikhs enturbannés de profaner l'islam pire que les hérétiques, d'exporter la terreur et non une religion de cathédraliser nos mosquées, de noyer le désespoir dans la peur et la panique...j'accuse ce peuple de s'éloigner de l'essence et s'aliéner, de vivre dans un passé qui devient si lointain qu'il n'en reste que des ruines...à ceux qui pensent que islam rime avec costume, je dis avez-vous un jour cherché comment notre prophète a converti des milliers en quelques années ? comment-a-il uni une Arabie qui s'entretue ?? est-ce en faisant miroiter le voile à une femme ou est-ce en lisant alors qu'il était illettré ? je demande à ces marchands des ténébres de me citer les valeurs de l'islam...
j'accuse les tunisiens de courir dans tous les sens sauf la voie d'où ils sont venus, vers l'occident dans des barques de fortune, ou vers l'orient dans des mètres de tissu, je les accuse de crime contre leurs cultures et leurs passés...
j'ai peu pour ce pays, pour 1957, pour la femme au bureau...j'ai peur pour le combat acharné qu'ont menées nos mères. mais je garde espoir là ou il n'y en a plus, un jour ou l'autre on comprendra peut-être que jamais l'extrémisme n'a été une solution, n'avons-nous pas le modèle afghan, un peu moins l'Iran ?? et les récits d'autrefois de l'Abasside empire, ou de la flamboyante Andalousie, qui les a un jour lus ? dans quel monde et au nom de quoi, ces gens ont-ils vécu ? les mosquées dorées étaient pleines et pourtant, des poètes vantaient les beautés et l'amour non la haine...et ce passé n'est plus, notre présent vaut mieux que nos lamentations.
j'ai peur pour ma Tunisie qu'elle ne s'enlise dans ses paradoxes, qu'elle ne dérive, qu'elle ne s'oublie..j'ai peur pour mes concitoyennes de l'horreur de la réclusion et du non choix et pour mes concitoyens de l'intolérant et de l'éternel non, de l'odeur du moisi d'un esprit renfermé...
je m"indigne, je m'insurge mais je ne pourrais jamais contredire la liberté d'un choix la liberté d'une tête nue ou voilée, la liberté d'être libre ou de s'enchaîner...

du dubai en Tunisie


le projet est depuis longtemps d'actualité, l'intrusion de Sama Dubai en Tunisie, je parle d'intrusion parce que le projet est Dubaïote a 100%. de l'architecture à l'ingénierie, restent les simples maçons qui vont transporter les débris des chantiers et puis la cimenterie locale qui va fournir la matière première. 2010 et l'ouverture de la Tunisie au marché mondial, 2012 et l'achèvement de ce projet pittoresque...du Dubaï en Tunisie, comment va-t-on intégrer ce monstre d'urbanisme high-tech, d'architecture colossale dans une ville cosmopolite, capitale certes mais qui a toujours construit en petit et en horizontal, Tunis by night ne sera jamais la même, a-t-on prévu la spéculation foncière qui va en résulter? Les architectes crient au sacrilège ! Ils dénoncent la non-intégration, le libéralisme, la colonisation masquée, tant de concepts, d'idées et de faux crimes qui n'auront servi à rien face au mutisme de l'État. auraient-ils pu faire mieux ? ou est l'intégration dans l'architecture Tunisienne, dans ce style hybride qui bordent nos routes ou dans ces faux moucharabiehs ? le capitalisme est la, et ses lois sont sans appel, c'est au plus compétent, au plus créatif, au plus commerçant, c'est simplement vendre un glaçon à un esquimau. la loi du marché dit que la libre concurrence est là, la Tunisie arrêtera dans deux ans de protéger ses architectes, ses ingénieurs, ses entreprises de l'extérieur et les jettera dans l'arêne des fauves, est-ce injuste ?? je ne le crois pas, du Dubaï en Tunisie ?? pourquoi pas ? et pourquoi pas aussi, de la Tunisie à Dubaï ? arrêtons d'accuser les Autres, ces occidentaux qui possèdent le monde, ces rois du pétrole qui passent de lubie en lubie. prouvons que nous avons aussi une place au soleil, faisons mieux ! sinon, taisons-nous !

le temps des cerises




Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur...
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court, le temps des cerises,
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille !
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sur la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles.

Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi vos peines d'amour.

J'aimerai toujours le temps des cerises :
C'est de ce temps là que je garde au coeur
Une plaie ouverte.
Et dame Fortune, en m'étant offerte,
Ne pourra jamais fermer ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur.


un poème de Jean-Baptiste Clément juste pour la beauté des mots, le merveilleux temps dehors et puis aussi pour Mars qui approche, excusez mon romantisme d'un jour (la coupable se reconnaîtra).

samedi, février 16

chocolat

1kg/an par habitant, voila la moyenne mondiale. chocolat, eau amère des mayas, dont le cacao et la plante des dieux, boisson divine, graine divine. 12,3kg/an/habitant en Suisse...
autrefois produit de luxe réservée à la noblesse européenne, il est maintenant un produit pour tous, qu'on consomme sans modération malgré toutes les recommandations. chocolat, 550 kilocalories, soit le quart des besoins nutritifs journaliers d'une femme...alors qu'on le consommait du temps des aztèques avant la nuit de noces, on l'offre de nos jours pour la fête de l'amour. La marquise de Sévigné dit du chocolat, dans ses Lettres, qu’« il vous flatte pour un temps, et puis il vous allume tout d'un coup une fièvre continue », des siècles après, on lui attribue des vertus aphrodisiaques, l'effet anti-dépresseur, ou encore stimulant, puisqu'il contient de la théobromine et de la caféine, énergisant car a une forte teneur en glucides et en lipides...les juifs offrent à l'Europe le chocolat quand ils seront chassés lors de l'Inquisition, Hernan Cortès introduisit au 16ème siècle le chocolat en Espagne.
histoire d'un mets divin, dont les secrets furent tour à tour gardés dans les ruines mayas, puis dans les ateliers suisses, produit de législation, de controverse, diabolisé par les diététiciens, vantées par les médecins, produit masculin dédié à la féminité du monde entier, produit femme, à croquer, à déguster. le chocolat m'intrigue, lire son histoire c'est aller en parallèle de l'essentiel, pourquoi depuis longtemps dans la mésoamérique avait-on cru que ce sont le dieux qui l'ont envoyé, pourquoi l'a t-on sanctifié...ce péché mignon est le plus mystérieux de tous. l'Europe vient en premier, l'Amérique sa mère patrie, suit..puis vient l'afrique et enfin l'Asie, continent de l'abandon, des suicides, des combats, l'Asie, on ne sait pourquoi, méconnaît le chocolat, son plaisir leur est interdit, sa douceur contraste avec la misère Indienne, la rigueur chinoise, ou le sérieux Japonais...chocolat, mot aux résonnances d'un language du monde n'est plus ce produit vénéré, il est le rêve d'un enfant au détour d'un supermarché, le caprice d'une femme qui se retient à peine, la douceur interdite aux édentés...
grand cru à consommer avec modération, bienfait empoisonné, cadeau dérobé à la divinité.

dimanche, février 10

mes pas-envie du dimanche après-midi...


midi passé, le beau matin, gras disparait et le soleil du dimanche vire au gris, du moins c'est ainsi, que je perçois la chose. dimanche après-midi est laid, et si plein d'ennui, tu pourrais skier en été et bronzer en hiver, être à l'autre bout de la terre, ça te rattrape toujours cette grisaille d'un jour...midi passé, tout prend l'allure d'une journée qui traîne et s'égrènent, lentement, les douze coups de l'ennui, commence ma terrible litanie, mon râle, ma mauvaise humeur...j'ai pas envie, j'ai pas envie! j'ai pas envie d'un jus, pas envie d'un café, pas envie de bosser ou de réviser, pas envie de parler, ni rire, pas envie de répondre au monologue de maman, ni de jouer avec les neveux, pas envie de sourire, ni de voir la télé, même pas envie de pleurer, pas envie de lire ce roman qui traîne, ni d'écrire mes pensées obscènes. j'ai pas envie de ranger ni de mettre de l'ordre, pas envie de me faire belle, pas envie de sortir, pas envie de rester...j'ai envie de manger, mais pas envie de grossir, j'ai envie de gueuler, mais pas envie de parler! j'ai des envies de meurtre mais pas envie de bouger... je deviens xénophobe, claustrophobe, agoraphobe, tas de phobies et de pas-envie, et puis tombe le soir, sur ces longues heures de désespoir et mes brumes se dissipent, et le dégoût de la journée ratée te frappe de plein fouet...et des j'aurais-du m'assaillent de partout. j'aurais du bosser l'archi, du moins le test de mardi, ou ce rendu de demain, pourquoi j'ai pas fait de brushing, pourquoi je me suis pas bougée, pourquoi pas de footing.
lundi approche, lundi est là, qu'on me pose surtout pas ! cette question qui me scie ", dis, t'as fait quoi dimanche après-midi ?".

dimanche, février 3

ohm..home, homme(s)


j'ai jamais su comment !! comment font-ils pour passer sans crainte un rasoir sur leurs joues, un autosuicide quotidien qui finit generalement bien! j'ai jamais su comment, ils fument trois paquets par jour avec des expressos serrés et sucrés à outrance ! la mort du bon goût ! de l'estomac aussi... et puis ces bières qu'ils boivent, sans relâche comme si c'était trop bon, encore meilleur que l'eau!!
j'ai jamais su comment, ils restent des heures pour se coiffer alors qu'ils n'ont que deux cheveux ! et comment font-ils pour conduire si bien même quand ils sont imbéciles !
et le comble de tout, comment font-ils pour vivre avec de la vaisselle vieille d'une semaine, et des vêtements qui traînent, depuis des mois au sol, et la brosse a cheveux qui colle.

comment font-ils pour nouer leurs cravates, j'ai beau essayé et j'y arrive jamais ! des gestes inutiles répètés soigneusement, et encore, voient-ils des faux plis, indétectables à l'oeil nu !!
cette race inhumaine d'hommes sans grand H, me rend vraiment perplexe, ils ne regardent jamais l'horoscope du journal et s'en foutent éperdument des provisions du dimanche, courent pourtant après tous les décolletés et se souviennent rarement de leur dernière soirée...

les oubliés de l'histoire...


il y'en a beaucoup...ces gens qu'on voit sans voir... je parlerais d'eux, et seulement d'eux, ce qui touchent, sentent, entendent sans apercevoir...ils regardent a travers, leurs yeux sont des miroirs.
ces gens aux batons blancs qui serpentent comme nous des villes qu'ils connaissent encore mieux que nous. ils sentent le bruissement des feuilles d'automne, et quand vient l'hiver, ils entendent le bruit monocorde de la neige qui tombe et au printemps aussi, le chant des colombes et en été, sous le soleil de plomb, ils sentent la douce brise du vent et l'odeur iodée de l'eau salée. plus aveugles qu'eux...de tous les sens, nous n'utilisons qu'un , celui qui leur manque et ils en exploitent quatre, et un autre aussi que l'obscurité développe, comme une chauve souris..
leur cécité est une tare, leur manque de lumière nous rendrait peut-être fous, mais ils aiment ce monde, sans couleur, sans ombres et ils comprennent la valeur de l'or sans le voir, d'un ciel immense et bleu, d'un océan d'une mer...la beauté pour eux n'est pas une apparence, et s'ils ne voient pas, ils perçoivent enfin ce que le coeur recèle, comme le parfum d'une rose que la rosée exhale, ou le bruit millénaire qu'un coquillage entame, et le sable sous leurs pieds et la pluie sur les pavés...
ces gens pour qui le noir n'est pas une non couleur, pour qui le soleil nest pas lumière mais chaleur, il ne s'agit pas de ces orbites inutiles, ni de cet éclat perdu ni de ces lunettes noires qui cachent leurs yeux morts...il s'agit seulement de ce monde en noir sans blanc dont ils s'abreuvent et où ils vivent, de ces choses dont ils ne gardent que l'essence de la mémoire... de ces points en saillie qu'ils lisent, de leurs mains qui voient...
ça nous rend mal à l'aise de penser qu'on pourrait un jour ouvrir les yeux sans que la lumière soit, ça nous remplit de terreur, ça nous serre le coeur. et cet enfant né aveugle qui n'a jamais connu ce qu'est le vert d'un arbre ni le gris des nuages vit encore quand même et sourit aux passants et tend une main sûre à sa mère qui trébûche...

samedi, janvier 26

femmes infâmes


Entre esclave et déesse, entre odalisque et impératrice, la femme dans l'histoire est une femme mystérieuse, tantôt confinée derrière les fournaux, tantôt à la tête d'une armée, tantôt cruelle, dominatrice, tantôt désarmée...
Puis vint l'ère moderne, la machine a obligé la femme à quitter son foyer et travailler, être l'égal de l'homme. C'est la machine qui a crée la femme moderne, une femme qui travaille huit heures par jour, prend sa voiture, jure aux embouteillages, une femme détentrice de tampons, de cachets, de pouvoir, de bureau...
Dans les années 30, l'égalité des sexes est devenue un slogan, une prison, à cette avant-garde de femme dont Simone De Beauvoir, celle qui a dit "on ne naît pas femme, on le devient"a généré une négation de la féminité classique, la femme disait alors "prends-moi, je t'aime", et non "je t'aime, chut !prends-moi". l'amour n'est plus une raison mais un prétexte pour une liberté sexuelle au même titre que les libertés des hommes, elle en oublia ses privilèges...
En 1972, la femme Suisse obtenait son droit de vote, la femme Tunisienne l'avait déjà, la Nouvelle-Zélande l'avait accordée depuis 1893 ! Paradoxe de l'histoire, la Tunisienne n'a jamais combattu pour l'avoir, elle le voulait pour contrôler son mari, son foyer, au travail, pour contrôler ses subordonnés.
je veux la voir cette femme de loin, je suis le troisième sexe, ni cette femme belle, sensible, forte perdue entre le zeus en elle, et vénus, ni cet homme qui engrosse, qui combat, qui soumet, qui se plie ou se rebelle.
c'est un regard de néant sur une créature qui pense différemment que je porte. un regard sans histoire ni hormones, un regard sans aumone ni pardon.
cette femme que je vois courir tous les jours, succombe la nuit aux rituels d'amour, de l'ancestrale soumission à ce geste tendre sur la joue de son enfant, qui dort déjà... sa main qui caresse est la même qui bâtit, qui guérit, qui écrit, qui enseigne, elle a peur de l'oubli, et à droit à l'histoire.
Nous sommes en 2008, et il semblerait qu'on conteste encore, qu'on voudrait qu'on revienne à ces femmes autour des puits. c'est le cauchemar des aïeules qu'on transforme en rêve. on reste cloîtrée avec la joie de choisir son destin, on choisit de dépendre, d'aimer en langueur, on choisit de ne pas faire d'équation, d'être toujours en approximation.
je la regarde cette femme heureuse, malheureuse, amoureuse, innocente, cruelle à souhait, et choisir est encore sa prison dorée, c'est encore son fardeau...sa destinée.

mercredi, janvier 9

70% d'eau


L’O, l’eau. Simple monosyllabe détentrice de vie, l’eau destructrice, purificatrice, guérisseuse et protectrice. 70% d’eau, sur cette planète terre, dont 3% en eau potable !

70% d’eau, en moyenne, dans un corps humain, 70% dans une pomme, ce fruit juteux au goût d’un pêché originel.

70% d’eau au cerveau, 70% au cœur, il nous faut juste ce chiffre, pour vivre !

C’est beaucoup d’eau ! Une femme perd les eaux pour donner un enfant. Que de l’eau qui a passé sous le pont ! On ne se baigne jamais dans la même eau deux fois. L’eau goutte à goutte creuse le roc…

70% d’eau, c’est assez pour vivre, pour se baigner en méditerranée, assez pour se contempler, comme un narcisse, assez pour aimer, assez pour boire le sirop et pour diluer la poudre, assez pour faire un poison, assez pour nourrir un poisson.

Est-ce qu’on sait qu’un homme de 70 kilos et composé de 40 litres d’eau, vieillir s’est devenir sec, parce que l’eau est vie, vieillir c’est mourir, plus que 60% d’eau, 60% ce n’est pas assez.

La masse vient de l’eau, ils ont fait le kilo en pesant une litre…d’eau.

Dans cinquante ans, à peine, ces 3% d’eau potable seront épuisés, les gens mourront à 45 ans seulement, les femmes n’auront plus de cheveux, la peau sera déjà ridée à 30 ans…chaque homme aura droit à un demi-verre d’eau par jour…on mourra en masse d’insuffisance rénale, de crises cardiaques de soif !!! L’agriculture qui nourrit consomme…70% ans d’eau traitée, on se nourrira comment dans 50 ans ?

70% d’eau c’est fragile, indécis, c’est beaucoup d’eau en moins pour nos enfants, beaucoup de morts en plus dans la luxure d’une richesse qui n’achètera plus l’or transparent…aucune source d’eau liquide dans l’univers pour l’instant, nous vivons en local, n’avons pas d’où importer…

Si l’eau meurt, c’est de tristesse que nous mourons, la mort de l’eau est plus songeuse que la mort de la terre, la peine de l’eau est infinie.

70% d’eau, est le titre des rêves futurs d’une humanité assoiffée, c’est l’odeur de leurs nuits, la couleur de leurs films, la douce complainte de leurs chants.

On ne vit pas un siècle, on ne tombe que d’en haut, on ne vit pas avec moins de 70% d’eau.

vendredi, janvier 4

j'ai atteint le sommeil...


mais qu'avons-nous tous avec le sommeil?
je meurs de sommeil, je me languis de cette position d'abandon et de mort, de cette horizontalité inerte..de ce support qui n'est li talons aiguilles, ni le solide parterre...un lit !
j'ai pas choisi le bon mêtier, même pas les bonnes études, quand dieu donna le sommeil, il ne jugea pas nécessaire d'en donner à cette race hérétique d'architectes.
les voies du ciel sont impénétrables et le chemin vers le lit aussi...pas le temps de laisser ses plans, ses maquettes, ses idées consumées pour s'abandonner aux bras de Morphée...
surtout pas le temps d'abandonner le noir de l'autocad pour l'obscurité. mon festin c'est de me gaver de dormir, de conjuguer ce verbe à tous les instants, de le sentir sur ma chair, dans mon sang...dormir est une extase, un orgasme de repos...
je finis parfois de détester mon nom inscrit sur leurs listes, ces démons invisibles qui m'ordonnent de veiller, cette conscience ridicule qui incite à travailler.
et puis vient l'habitude de se déconnecter n'importe où, comme une voiture en panne dans les embouteillages, quand tous les garages, "ses lieux de repos" sont loins.
je suis une voiture usée jeune mais usée, une architecte qui souffre du mal de son mêtier, l'absence d'oreiller...

des variations sur un même t'aime.



  • Je ne t'aime pas, je t'adore...et même je te hais un peu. Julio Herrera y Ressig

  • tu n'es personne si tu ne t'aimes pas toi-même tu ne t'approches pas de dieu si tu ne t'approches pas d'abord de ton corps. Jose Saramago

  • je t'aime, tu t'aimes, on sème. Maurice Chapelan

  • il y'a une question dans "je t'aime" qui demande, "et m'aimes-tu toi ?". Jean-jacques Goldman

  • la vie est un long je t'aime qu'on doit écrire soi-même. Jean-louis aubert

  • Pourquoi les filles baissent les yeux quand on leur dit je t'aime? -pour voir si c'est vrai. Regis hauser

  • j'ai toutes les raisons de t'aimer, il me manque la déraison. Robert Mallet

  • je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais. francis Cabrel

  • aimer c'est un verbe si difficile a conjuguer, son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel. Jean cocteau

  • donner de l'amitié à celui qui voudrait qu'on l'aime c'est comme donner du pain à celui qui meurt de soif. Anonyme

mardi, janvier 1

bonne année !

ceci est un jour de janvier, la nouvelle année est là, en chiffres paires, sages et innocents, je me méfie de ces années de pardon.

Aujourd’hui est le début, de 366 jours de plus à inscrire et à barrer, du temps perdu en plus à courir pour rattraper la vie et on oublie de vivre.

Ce sont encore des millénaires derrière, d’hommes et de femmes, d’histoire, de morts, de guerres où il n’y a jamais de gloire… ce sont encore des années à venir et cette année aussi, à prendre des résolutions qu’on oublie le lendemain derrière, les vapeurs d’une fête qui s’évanouit le matin.

Ce sont des enfants au Tchad vendus devant le monde et des milliers qui meurent pour des bannières sans nom, et un état sans président…

C’est encore une année avec de la surconsommation, et des famines entre deux océans, une année de plus avec une poignée d’hommes qui décident le monde et que le monde condamne, des forêts en moins, des arbres convertis en feuilles de parchemin, pour imprimer les crimes, et les lois qui punissent..

Ce sont des maisons détruites sur un sol millénaire pour que des sexagénaires, construisent insouciants sur les débris des cœurs, des résidences de retraite à dorer au soleil qui ne les a pas vus naître.

Que de larmes pour arroser cette année, à ces mères bafouées sans enfants ni maris, à ces hommes mutilés dans le noir de l’oubli, à ces bombes humaines qui croient au paradis, au prix de la mort. Au prix du pétrole, de l’or. Noire est cette terre qui a englouti en elle, des années de sang, des litres de temps et de compte à rebours.

C’est, c’est une année de plus pour les règnes des Empereurs, et de la pauvreté masquée, et des faux chiffres qu’on arrondit jusqu’à en faire des balles, qui tuent et nous tuent.

C’est de l’Islam en moins, du terrorisme en plus, de l’intolérance qu’on code désormais en gênes, transmissibles, invisibles, des virus humains.

C’est du sida partout, toutes les secondes encore ! Les années sont astronomiques pour ce mal de corps à corps.

Alors, bonne année 2008, prions pour que la morphine fasse son effet, pour que ceux qui souffrent de la famine, meurent sans crier, pour que les bombes tombent sans son, et que les hommes meurent sans nom. Prions pour que la dictature se farde de démocratie, et que l’Iran couvre le nucléaire d’amour, que les Etats Unis oublient de porter le secours…

Bonne année 2008 ! Nous ne voulons que ce que nous avons déjà, que l’eau ne tarisse que pour nos enfants !

Bonne année à ceux qui croient encore que le premier janvier va refaire le monde.

I love u


alors, c'est simple, trois mots, et tout devient magique, tout devient généralement rouge mais on pense que c'est juste magique, janvier devient Mars, et l'automne retombe en été...des vertiges, des palpitations, la pupille et oui, se dilate...le sang afflue de partout, pour les hommes je préfère ne pas décrire le phénomène...
c'est pas une tachycardie, ni un enième tour en grand huit, c'est juste ce sentiment sans nom mais qu'on nomme quand même, AIME, en rouge ou rose ou jaune entre la tendresse et la haine...
preuve d'un narcissisme qui se veut généreux, on le code en fleurs, en chocolats avec papier doré, en diamants éternels, en robe blanche et complet...on le code de l'extérieur par les baisers, la passion, les regards enfièvrés, mais l'essence reste là, introuvable, indéchiffrable...combien tu m'aimes ? combien de rubis, de dollars, de ferraris ? combien tu m'aimes ? assez pour m'emmener à Paris ? assez pour dépenser, sans compter, car l'amour est à consommer, sans modération, ni épargne, sandwitch ...mais au saumon, le luxe du coeur, la luxure du corps, mais on le brule trop vite sur les diners aux chandelles, les promesses d'amour éternel, dans les weekends surprise, dans les baisers sans amour avant que l'amour ne vienne, tout est déjà consommé, fané, fardé, tout est dit déjà et les débris qui restent, on ne peut que les jeter...
bien sur que c'est beau l'amour, ça fait de belles chansons, des poèmes, des cartes, des roses de partout, des larmes belles de femmes brisees, des rires de gorge, des regards intenses, de la passion, de la trahsion, ça crée de l'intense, produit du reve, du hollywood dans la vie de tous les jours...
bien sur que c'est beau l'amour, je ne suis pas une cynique, regardez les vitrines, ! sans le rouge dans artistes, elles seraient bien tristes...regardez les voisines et leurs yeux petillants et ces vieux au bras des blondes , qui retrouvent leur enfance, et cette gamine accrochée au rebord des fenêtres scrutant le rideaux, le jardin, les préaux...
et puis on s'en fout de l'argent, du marketing, des coups de blues, des déchirements, on s'en fout puisqu'au fond, nous sommes tous des papillons qui viennent bruler sur les flammes et s'éloignent et reviennent...la flamme consume les ailes, les suffoque, les torture mais elle leur donne aussi le doux gout des cendres et le crepitement de la brulure...
nous sommes tous des papillons, nous sacrifierons bien nos vies pour des instants de bonheur, de l'enfant qui naît, au vieil homme qui se meurt, nous brulons d'amour ddu debut à la fin.
bien sur que c'est moche l'amour, c'est rien, c'est un chemin de plus avec une impasse au loin, l'amour c'est...c'est de la tristesse, des larmes à boire aux femmes, des scotchs a lamper aux hommes...c'est juste de la souffrance en délai, c'est ...c'est juste des bombes de peine, à retardements..c'est de la morphine l'amour, c'est de l'héroine, ça fait mal apres, mais ça te transporte maintenant...
et puis non ! l'amour ? c'est un prisme, d'un coté c'est un blanc neutre, d'oubli...d'un autre, un arc-en-ciel de vie.
et puis, il y'a ceux qui aiment, ceux qu'on aime...il y'a toujours quelqu'un au debut ou au bout.
chacun fera partie un jour, d'une équation, avec le mot amour.

architecturize me !


je nous plains, architectes !! je nous plains ici en Tunisie ! Je nous plains de toutes ces idioties en bêton qu'on sera contraints de voir pendant longtemps.
Je nous plains pour ces bêtises humaines aux proportions "inhumaines".
je nous plains pour ce paysage de désolation que nous bâtissons je ne sais en quel nom, en quel non !
je nous plains pour ce vide de création, de ce plein de bâti, de ces boîtes sans prétention ni mépris.
je nous plains pour les insultes que les gens proférent chaque jour pour nos balcons, mal calculés, et nos toilettes exigues, et nos fenêtres contigues, pour le soleil en trop, ou le soleil en moins, pour ces erreurs qu'on fait un jour...et qu'il subissent pour toujours.
je nous plains de ce regard qu'on ne détourne jamais des bords de route, de vivre en permanence dans l'autopsie, dans les doutes, dans la quête des questions qui ont donné ces trolls, de ne vivre qu'entouré de nos chimères folles.
déformation professionnelle, nous ne pouvons passer sans voir, déformation visuelle, tout est gris quand c'est tout blanc, tout est laid quand ils croient que c'est pas mauvais. tout est mort bien avant que ce ne soit né.
je nous plains pour cette réputation qui nous court après, pour cette désinvolture du geste, "et après!"...

pour arriver à temps


vivre en mode moderne c'est :





  • courir le matin avec une brosse a dents à la bouche (baveuse) et une chaussure semi-enfilée, et un jean encore déboutonnée, pour boire avec le dentifrice un café trop tiède ou trop brûlant.
  • alterner cours, séance de gym, travail, sorties et club de chant en huit heures chrono.
  • c'est courir derrière tout ce qui roule : la voiture de papa trop pressé pour nous attendre, celle du frangin qui ne veut de compagnie avec son CD house, derrière sa propre voiture quand on oublie de tirer le frein-à-main quand on est sorti pour ouvrir le portail, derrière les taxis, les bus, les autobus, les minibus...
  • ne jamais dormir assez, avec des rêves entre le programme de demain et les catastrophes d'hier.
  • être obnibulié par son corps, son coeur, chercher sans relâche célibataire ou pas, l'homme/femme idéal(e), c'est se maquiller à outrance pour sortir avec mininupe et étole de fourrure, ou bien vider le flacon de parfum et le tube de gel, épousseter les lacets de ses chaussures et se couper au rasoir à 1000 lames very high tech.
  • vénérer le temps, compter les secondes, essayer de gagner le temps du déjeuner, le temps du dîner, le temps du sommeil (toutes les fonctions vitales) pour sortir, boire, etudier, travailler...